jeudi 24 novembre 2011

Désirs

La notion de vacuité est lié à la notion de non soi, six sphères sensorielles créent la conscience,  la dépendance de l’œil par rapport à la forme nait la conscience visuel, la  dépendance de l’oreille par rapport au son nait la conscience auditive, pareil pour la conscience olfactive, conscience gustative, conscience tactile, celle de l’esprit aux objets mentaux la conscience mentale.  Cette conscience n’existe pas en elle-même, elle n’est que vacuité car elle nait de condition interdépendante,  sans ces conditions elle ne nait point.

Comme il est dit dans le Bahiya Sutta
 
Dans ce qui est vu, qu’il n’y ait que ce qui est vu
Dans ce qui est entendu, qu’il n’y ait que ce qui est entendu
Dans ce qui est ressenti, qu’il n’y ait que ce qui est ressenti
Dans ce qui est connu, qu’il n’y ait que ce qui est connu. 

S’il n’y a pas de toi dans ses termes, s’il n’y a pas de toi la dedans alors il y a aura extinction de la souffrance.

En croyant en une conscience, à une âme on s’approprie un soi qui n’existe pas, car rien n’existe de manière indépendante, notre soi notre individualité n’existe pas, la souffrance nait de l’appropriation en un soi, en une conscience qui existe de manière individuel,  rien n’est plus faux comme nous l’avons vu, en éliminant le toi on élimine la souffrance. 

 Résumé dans le Mahatanhasankhaya Sutta
 
« De cette façon, bhikkhus, par l’ignorance sont conditionnées les formations mentales ; par les formations mentales est conditionnée la conscience ; par la conscience sont conditionnés les phénomènes mentaux et physiques ; par les phénomènes mentaux et physiques sont conditionnées les six sphères sensorielles ; par les six sphères sensorielles est conditionné le contact ; par le contact est conditionnée la sensation ; par la sensation est conditionnée la soif du désir ; par la soif du désir est conditionné l’attachement (upadana) ; par l’attachement est conditionné le processus du devenir (bhava) ; par le processus du devenir est conditionnée la naissance (jati), et ainsi conditionnés par la naissance, se produisent le vieillissement et la mort, le chagrin, les lamentations, les peines, l’affliction et le désespoir. Telle est l’origine de tout ce monceau de souffrance.»

De ces six sphères de consciences naissent l’attachement et les désirs, en nous l’appropriant comme nous,  nous créons des liens qui engendrent la souffrance. L’ignorance de la véritable réalité de notre être, ces sphères de conscience n'ont pas de soi, (elle ne sont pas notre soi bien que nous sommes formés d'elles, nous n'avons pas de soi) provoque des formations mentales crée par notre conscience des choses, c’est ce qui crée  le plus de souffrance. Nous ne sommes pas le même à 12 ans qu’à 40 ans, qu’ il y a une seconde, notre conscience est impermanente elle obéit aux désirs, seul l’éveil est permanent parce qu’il n'obéit plus aux désirs, il n’engendre plus de souffrance à cause de cela.

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